Page 5 - 30 Juin 1998 - Pozzuoli

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Sophie sous les arenes

Il fait une chaleur étouffante. Bon touristes, on se figure que c'est toujours comme ça l'Italie Du sud: 39° à l'ombre en juin et basta ! En fait non. Il n'est pas sensé faire aussi chaud et il y a déjà quelques décès dus à la cette canicule. Mais bon, nous on s'adapte. Les arènes de Pozzuoli sont splendide au dehors, mais très intéressantes également du dedans, et combien plus fraîche. Comme les condamnés devaient regretter de devoir sortir de leurs cellules pour aller se faire bouffer par les fauves dehors, en plein cagnar. Quitte à ce qu'un lion vous boulotte autant que ce soit sans que vous ayez à suer sous un soleil implacable. C'est vrai, en plus il parait que ca donne mauvais goût.. Quand même, bien que je fasse le mariole un an après en écrivant ces lignes, elles sont vraiment envoûtantes ces alcôves où on alternait un condamné, un fauve, un soudard. Il faut toujours un soudard dans l'affaire, sinon pas moyen d'avoir de condamnés. Si vous remplaciez le soudard par un philosophe, sûr, ils relâcheraient le lion et taillerait une bavette avec le prisonnier. N'imaginez pas non plus de mettre un boucher charcutier en lieu et place Du philosophe. Il débiterait le lion et le vendrait au condamné. Le seul moyen d'avoir des condamnés c'est une absence totale d'intelligence sans l'ombre d'un poil de conscience.